Accueil > Présentation
Présentation
Un observatoire du risque et du changement global et anthropique les pieds dans la Méditerranée
Reconnu, par l’INSU en décembre 2007, et par le Conseil d’Administration de l’UM2 en janvier 2009, l’OSU-OREME, école interne de l’UM2, est né au bord de la Mer Méditerranée.
Le caractère inéluctable des changements planétaires est maintenant démontré, et leurs effets sont même parfois déjà ressentis par nos concitoyens.Cette démonstration a été possible grâce à la synergie
entre observation systématique du milieu naturel et
modélisation, s’appuyant autant sur la qualité grandissante des modèles et des puissances de calculs que sur la qualité intrinsèque des données fournies en entrée et en validation des résultats. L’observation systématique du milieu naturel est donc indispensable à l’étude des aléas naturels et du changement global : elle permet de conduire la recherche fondamentale qui détermine les marqueurs pertinents, tout autant que le suivi des aléas et du changement global et le développement de stratégies de remédiation.
La région méditerranéenne, et le Languedoc-Roussillon en particulier, sont des lieux sensibles à la fois pour leurs caractéristiques géologiques, hydrologiques et biologiques et par leur situation côtière et d’interface entre régions écologiques arides et tempérées, amplifiant leur réponse aux changements climatiques attendus.
Le site de Montpellier a un rayonnement international reconnu dans les domaines de l’environnement. Il regroupe plusieurs dizaines d’équipes de recherches et de formation à l’Université Montpellier 2 ainsi que dans de nombreux organismes de recherche et des établissements partenaires comme les Universités Montpellier 1 et 3 et Montpellier Sup Agro. La communauté scientifique de Montpellier, a par ailleurs, une spécificité forte dans la coopération scientifique Nord-Sud (milieux mediterannéens et tropicaux) et l’aide au développement.
Il était donc légitime qu’un observatoire de l’Environnement naisse enfin sur les bords de la Méditerranée.
Les Observatoires des Sciences de l’Univers ont trois missions fondatrices : la recherche fondamentale, la formation et surtout l’observation continue du milieu naturel, sur de longues périodes, qui doit recouvrir aujourd’hui l’ensemble du champ de l’environnement. Rien de surprenant par conséquent à ce que l’OREME soit le premier observatoire à être reconnu à la fois par l’INSU, l’INEE du CNRS, et l’IRD.
S’appuyant sur les composantes de formation de l’UM2 pour sa mission pédagogique, l’OREME se focalisera sur sa capacité à mobiliser des moyens d’observation lourds et pérennes et des compétences scientifiques et techniques reconnues sur des aspects très divers de l’environnement physique, chimique et biologique méditerranéen. L’OREME devra tisser les liens entre les communautés scientifiques - écologie, biodiversité, sciences de l’univers - afin qu’elles travaillent ensemble sur les signaux obtenus par des systèmes d’observation pérennes très différents mais complémentaires. L’un de ses principaux challenges réside donc dans la capacité de l’OREME à récolter, intégrer et partager les données hétérogènes associées à ces disciplines et mettre en évidence des corrélations qui ne pouvaient l’être au préalable. À la clé de cette mise en relation des données : la découverte de signaux systématiques permettant de juger de l’effet du changement global et/ou anthropique et d’en comprendre les mécanismes (aléa, vulnérabilité) dans ses effets environnementaux.
Fort du soutien apporté par ses tutelles nationales et de l’accueil résolu de l’Université de Montpellier 2 et demain, de l’Université Montpellier Sud de France, convaincu de la compétence et du dynamisme de ses personnels, je n’ai nul doute que notre Observatoire deviendra un acteur majeur de la recherche, de l’observation et de la communication sur l’Environnement Méditerranéen.
Nicolas ARNAUD, Directeur de l’UMS OREME





