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Observer un écosystème forestier méditerranéen
Le fonctionnement des écosystèmes est au cœur des grandes questions environnementales telles que les émissions de gaz à effet de serre, la séquestration de carbone dans les écosystèmes et l’impact des changements climatiques sur la ressource en eau. La forêt de Puéchabon, au nord-ouest de Montpellier, est caractéristique du plus important écosystème forestier méditerranéen, avec un couvert presque exclusivement composé de chêne vert (Quercus ilex) sur sol karstique, pauvre et à faible réserve en eau. L’analyse de la réponse de cet écosystème aux contraintes climatiques doit tenir compte de la forte variabilité intra et inter annuelle du climat méditerranéen, et réclame donc de longues séries de mesures.
Environnement des Observations
Ce site est soutenu par le GIP ECOFOR depuis 2000, il est partie prenante de l’Observatoire de Recherche en Environnement (ORE F-ORE-T). Ce dispositif est une infrastrucutre du projet européen IMECC et fait parti de programmes nationaux et internationaux CARBOEUROPE-IP (2004-2009 UE) et DROUGHT+ (2007-2010 ANR), FUME (2010-2013 UE), GHG Europe (2010-2013 UE), Expeer (2010-2013 UE), Mistral Hymex (2010-. INSU).
Mesure de flux et de biomasse
Le système d’observation de Puéchabon permet, par des mesures continues et automatiques des principaux paramètres météorologiques et du fonctionnement et de la dynamique de la forêt, de suivre la réponse de différentes fonctions de l’écosystème aux variations saisonnières ou interannuelles des conditions climatiques. Il permet, ainsi, d’analyser les relations entre climat et productivité (fixation de carbone), et quantifier l’impact d’évènements climatiques exceptionnels (vagues de chaleur,
sècheresses) sur la croissance et la mortalité. Depuis 1984, les principales variables météorologiques sont mesurées quotidiennement et les composantes de la productivité de la forêt
selon un pas de temps mensuel (chute de litière) ou annuel (croissance, mortalité). Depuis 1998, ces mesures sont complétées par un suivi en continu des échanges gazeux (CO2 et H2O) entre l’écosystème et l’atmosphère. Les mesures effectuées au pas de temps semi-horaire sont intégrées à la journée et permettent de quantifier la séquestration nette de carbone dans cet écosystème, ainsi que sa variabilité journalière, saisonnière et inter-annuelle.
Depuis 2003, un dispositif d’exclusion de 30% des précipitations maintient des parcelles de 100m2 dans des conditions de sécheresse que les modèles de changements climatiques prévoient pour la fin du XXIème siècle. Des mesures continues de l’état hydrique des plantes, du sol et de la croissance des arbres sont couplées à des mesures hebdomadaires ou mensuelles de phénologie, d’échanges gazeux au niveau de la feuille et du sol.
Des parcelles de 200m2 ont été soumises l’une à l’automne 2008 et l’autre au printemps 2009 à une exclusion totales des pluies. L’impact de ces évènements pluviométriques exceptionnels a été suivi jusqu’à la fin 2010.
Bases de données et accès
Les données ponctuelles ou journalières de météorologie sont stockées en base de données après vérifications et corrections.
L’ensemble des données acquises par le dispositif de mesure des fluctuations
turbulentes est déposé tous les 12 mois sur le site internet du programme européen
Carboeurope IP et sur le site miroir Fluxnet et sont en accès libre. Les autres données sont disponibles après demande auprès des chercheurs responsables des programmes. Ces données sont alors utilisables pour la constitution d’articles
scientifiques de synthèse au niveau national ou européen.
Contacts
Chercheur : S Rambal, R. Joffre.
Ingénieurs : JM Ourcival, A. Rocheteau.
Liens
http://www.cefe.cnrs.fr/fe/puechabon/index.htm
http://www.cefe.cnrs.fr
http://www.ird.fr







