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Observer les communautés animales

Les suivis à long terme des communautés animales et des paysages sont essentiels dans le contexte des changements planétaires, que ces derniers soient
climatiques ou qu’ils résultent de changements d’utilisation des terres ou d’autres activités humaines.

Les changements à long terme peuvent se manifester par des variations des limites de distribution régionales d’espèces, des extinctions régionales ou nationales ou des modifications de l’importance relative des groupes biogéographiques dans les communautés, ou l’invasion d’espèces exogènes à
caractère fréquemment plus ou moins tropical. Le suivi des communautés est donc complémentaire de celui de populations d’organismes modèles. Il s’appuie sur des communautés, différant par leur sensibilité aux changements planétaires et activités humaines.

Observer les communautés d’oiseaux

Les sites-observatoires vont de sites expérimentaux collectifs équipés à de simples stations fixes de monitoring non équipées et sans expérimentations
mais échantillonnées de façon régulière. Les données sont collectées sur un réseau de plus de 400 stations de la région méditerranéenne française et
de ses abords : garrigues du montpellierais (Pic Saint-Loup), causses méridionaux et grands causses, Pyrénées-Orientales et Ampurdan (massif des Albères), Corse (Cap corse, Agriates et Iles des Bouches de Bonifacio). La fréquence des échantillonnages périodiques est variable (saisonnière, annuelle ou à des intervalles pluri-annuels), comme l’est la durée
du suivi (30 ans pour les stations les plus anciennes).
Les actions consistent principalement en un suivi répété de stations fixes par relevés standardisés de l’avifaune et de l’état de la végétation associée.


Un site internet valorise les enseignements sur l’évolution de la végétation et des avifaunes associées tirés des jeux de données d’ores-et-déjà pérennisés et homogénéisés dans le cadre de l’OREME. Ce site s’adresse autant aux chercheurs et enseignants, qu’aux gestionnaires et au grand public.

Contacts

• Chercheurs : J.-L. Martin, R. Prodon.

http://www.cefe.cnrs.fr

Environnent des Observations

La mise à disposition des données est conditionnée à une collaboration avec les chercheurs impliqués. Les laboratoires et organismes utilisateurs des données sont : UMR 5175 Montpellier, CREAF Barcelona, CTFC Solsona, CSIC Donãna, DIREN et ONF Corse.

Observer les reptiles et des amphibiens en région méditerranéenne Française

Les reptiles et les amphibiens sont des groupes au mode de vie très contrasté, notamment vis-à-vis de leur réponse face aux changements climatiques. En région méditerranéenne française, ces deux groupes sont étroitement liés aux milieux non forestiers, donc très sensibles à la reforestation qui s’opère au nord
du bassin méditerranéen sous l’effet conjugué de la déprise rurale et du réchauffement climatique.
En raison de leur phase larvaire aquatique, les amphibiens sont particulièrement sensibles aux atteintes affectant le milieu aquatique et sont actuellement un des groupes les plus menacés à l’échelle planétaire. La région méditerranéenne
constitue un terrain d’étude privilégié pour suivre les évolutions de ces communautés animales.

Les populations y sont en effet aux marges de leurs compétences écophysiologiques, donc particulièrement réactives face à des perturbations globales ou des évolutions de nature anthropiques. Les mesures se font depuis 1975 sur l’ensemble de la région méditerranéenne. Certaines espèces particulièrement sensibles ou menacées sont suivies de façon standardisées depuis quelques années : tortue d’Hermann, tortue cistude, vipère d’Orsini, lézard ocellé.
Ces mesures sont intégrées dans une base de données interfacée avec un SIG.

Contacts

• Chercheurs : M. Cheylan.

• Ingénieurs : P. Geniez, P.-A. Crochet.

http://www.cefe.cnrs.fr

Observer la faune entomologique coprophage

Les Coléoptères coprophages (bousiers), jouent un rôle essentiel dans le
fonctionnement des agroécosystèmes pâturés en particulier sous climat
méditerranéen.
En Europe, les témoignages d’une diminution très nette de la diversité de l’entomofaune coprophage sont aujourd’hui perceptibles tant à l’échelle des peuplements locaux qu’à celle des faunes régionales. Dans la perspective du
changement climatique global qui devrait se caractériser par une extension vers
l’Europe moyenne, conditions chaudes et sèches, cet appauvrissement pourrait
avoir des conséquences dramatiques sur le fonctionnement durable des
agroécosystèmes. Les écologues étudiant les communautés de bousiers dans la
région paléarctique occidentale utilisent le plus souvent un piège attractif standardisé très efficace et on peut estimer à plusieurs centaines le nombre de points d’observations disponibles.

Contacts

• Chercheurs : P. Jay-Robert, J.P. Lumaret.

http://www.cefe.cnrs.fr

Environnent des Observations

Depuis 1990 une base de données faunistique, actuellement gérée par l’INPN (http://inpn.mnhn.fr) et développée avec le MNHN, décrit la distribution de près de 200 espèces en France métropolitaine (espèces coprophages et apparentées, plus de 37000 observations).